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ARESO - Bienvenue

ARESO : Qui sommes nous ? / fonctionnement / adhérer / nous contacter

20 ansDepuis l’automne 1999 (l’association a été formellement constituée en juin 2003), ARESO regroupe des personnes motivées par l’acte d’éco-construire, le désir d’éco-habiter et le partage d’expériences sur ces thèmes.

Ses membres, artisans, concepteurs de bâtiments, autoconstructeurs, commerçants en matériaux, mais aussi simples particuliers motivés sont liés par une charte qui fait référence à la conception bioclimatique et à la sobriété énergétique des bâtiments, à l’usage des matériaux naturels et des énergies renouvelables, à l’intégration de chaque chantier dans une économie le plus possible locale, à la valorisation des savoirs faire traditionnels mais aussi des innovations pertinentes, enfin à des valeurs d’équité sociale et de respect des personnes.

ARESO poursuit son activité d’échange d’information et de promotion sur un mode essentiellement bénévole.


La Lettre d’information "irrégulomadaire" : les dernières nouvelles et les prochains rendez-vous d’ARESO et de ses partenaires. Vous pouvez consulter les derniers numéros parus.


Des témoignages de chantiers (FEO & autres) sont disponibles dans la rubrique Eco-construction-techniques, triés par domaine constructif (infrastructure, dalles, etc.), et la rubrique Eco-construction-matériaux.
La rubrique Eco-construction : divers réunit en particulier des bilans complets de bâtiments.


Les Guides des Bonnes Pratiques de la construction en terre crue sont téléchargeables sur le site d’ARESO.

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Béton, retour à la terre et capitalisme

Aldo Poste n’y va pas par 4 chemins dans la relation de son enquête (cliquez sur le lien et/ou téléchargez le pdf en pied de cet article, 30 900 signes, 26 minutes de lecture prévue).

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Érudite en termes d’histoire comme des pratiques et de la géographie de la terre crue et du ciment, elle égratigne certains promoteurs historiques et institutionnalisés de la terre crue dans le bâtiment (tout en reconnaissant l’apport important de leurs travaux sur la renaissance de la terre crue dans la construction), raisonnant plus comme des ingénieurs que comme des artisans. Il décrit ainsi les visions distinctes de l’artisan et de l’ingénieur : "Alors que pour le premier la connaissance du matériau est sensible et immanente à la pratique, cherchant « à comprendre ce qu’une matière peut faire en allant à son contact », le second « vise à savoir ce qu’elle est en la mettant à distance »". En participant à l’entreprise de normalisation de la terre, ils se dévoyant en acceptant la "stabilisation de la terre par le ciment".

Après avoir longuement décrit le processus actuel de récupération du matériau terre par l’industrie (et plus particulièrement par Lafarge), citant Ivan Illich et André Gorz, ainsi que le membre d’ARESO Alain Marcom (pour un article paru dans le numéro 62 de la revue Nature & Découverte en 2007), Aldo Poste finit en alertant sur la dérive que pourrait subir la terre crue, à l’instar de l’alimentation biologique de la part des industries agroalimentaires et de la grande distribution :

"La terre, donc, n’est pas une. Il y a les terres des architectures sans architectes du monde entier et la terre des architectures-sans-architectes-avec-architectes métropolitains et prix Pritzker. Il y a la terre qui sert a bâtir un hameau de lutte contre l’implantation d’un mégatransformateur sur des terres agricoles du Sud-Aveyron par RTE, et la terre qui sert à bâtir un transformateur parisien à cette même entreprise. Il y a des terres qui érigent des mondes communs, et la terre transformée en nouvelle « ressource productive » de ceux qui ont rendu le monde inhabitable. Il y a la terre de celles et ceux qui savent qu’il y a des terres, singulières, prises dans des milieux singuliers, et la terre de ceux qui voudraient nous vendre de la terre. La terre, donc, est un champ de bataille."

ciment vert

Notons que le béton (qu’il soit dit écologique ou non) subit une attaque en règle ce dernier mois, puisque le reportage de France 2 à 20h le 8 octobre dernier ("Le ciment bas carbone est-il réellement écologique ?") démonte le béton bas carbone, citant en particulier "Bruno Paul-Dauphin, directeur de l’offre béton bas carbone de Vinci construction, qui préfère regarder l’étiquetage écologique de ses matériaux : "Pour nous ce qui est important, c’est qu’au niveau du béton, les fiches de données environnementales et sanitaires indiquent une information bas carbone, c’est ce que l’on prend en compte." Et qui donc a produit ces fiches, dites FDES ?

beton-capitalismeEnfin, à paraître le 6 novembre, le nouveau livre d’Anselm Jappe (Béton Arme de construction massive du capitalisme aux éditions L’échappée, 14 €), très complémentaire de l’article de Aldo Poste, démontre les liens étroits entre le béton (de ciment, précisons, car il oublie de le faire dans la présentation de son ouvrage et dans l’entretien que lui consacre le journal La Décroissance ce mois-ci) et le capitalisme : "Le béton incarne la logique capitaliste. Il est le côté concret de l’abstraction marchande."

Bonnes lectures


Le retour a la terre des betonneurs
PDF - 1.7 Mo
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Les Guides de bonnes pratiques 2020 sont parus

Cette édition est augmentée du 6e guide, celui qui manquait à l’appel : le Guide des bonnes pratiques pour la brique de terre crue.

Retrouvez l’édition 2020 ci-dessous en fichiers PDF.

Pour une description des Guides, reportez-vous à l’article de présentation.

Et n’oubliez pas de participer à leur révision en vous rendant ici.


Tous_les_Guides
PDF - 8.1 Mo

GBP_Bauge
PDF - 3.1 Mo

GBP_Brique
PDF - 2.7 Mo

GBP_Enduit
PDF - 1.9 Mo

GBP_Pise
PDF - 1.9 Mo

GBP_Terre-allegee
PDF - 2.7 Mo

GBP_Torchis
PDF - 5.1 Mo
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Quand les travailleurs de la terre apprennent à la bâtir

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article.

Article disponible dans les actes du colloque Terra 2016 : JOFFROY, Thierry, GUILLAUD, Hubert, SADOZAÏ, Chamsia (dir.) 2018, Terra Lyon 2016 : Articles sélectionnés pour publication en ligne. Villefontaine : CRAterre. ISBN979-10-96446-12-4.

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De la vulgarisation à l

Nous avons été alerté, le 30 novembre dernier, par une actualité de la lettre d’information du bâtiment "Batiactu", titrant : "Info du jour - Le chauffage bois de nouveau épinglé pour ses émissions polluantes" .

Cette actualité résumait un article du journal "Le Monde" du 28 novembre dont le titre était on ne peut plus évocateur : "Pollution : les particules les plus toxiques seraient celles issues du chauffage au bois et de l’usure des freins et des pneus" .

Las, nous avons décidé d’en savoir un peu plus, en ces temps où la RE 2020 suscite de nombreux débats entre filières, en particulier dans le domaine du chauffage, chacune accusant les pouvoirs publics de favoriser les concurrentes (spécifiquement gaz, électricité, biomasse/bois).

La source essentielle est un communiqué de presse, daté du 18 novembre, du Paul Scherrer Institut (PSI) installé en Suisse ( "Quelles sont les particules fines les plus dangereuses pour la santé ?" ), qui énonce les résultats d’une recherche publiée dans Nature (article de 20 pages dont le titre, en français, pourrait être "Sources d’aérosols en Europe et leur potentiel oxydant", et qui contient la phrase-clé ayant provoqué l’attaque contre le chauffage au bois :

Le potentiel oxydatif des particules fines, en revanche, est déterminé par des aérosols organiques secondaires anthropiques, qui proviennent surtout des chauffages au bois, et par des émissions de métal issues de l’abrasion des freins et des pneus dans la circulation routière.

Le Monde a interrogé des participant•es à la recherche, mais également des chercheur•es étrangères à celles-ci, telle une directrice de recherche de l’INSERM, qui assène : "Nous pouvons tirer deux enseignements importants de cette étude : le premier est que les pouvoirs publics doivent accentuer la lutte contre les émissions du trafic routier au sens large, le second est qu’ils ne doivent plus encourager le développement du chauffage individuel et des centrales collectives au bois" . Et un radiologue, membre du Collectif Air-santé-climat, qui attaque : "Alors que tous les articles scientifiques convergent pour dire que les particules de combustion notamment du bois et de la biomasse sont les plus toxiques, le ministère de la Transition écologique persiste et signe et va interdire le chauffage au gaz et promouvoir notamment la biomasse" .

Trêve de tergiversations, il était temps de s’adresser directement à l’une des contributrices de la recherche et de l’article de Nature, Mme Gaëlle UZU, travailant, entre autres, à l’Institut des Géosciences de l’Environnement (IGE) de Grenoble. Voici le résultat de nos échanges :

"Bonjour Madame,

Membre d’une association de promotion des valeurs et des enjeux de la construction écologique, je me permets de vous solliciter car j’ai eu vent de votre publication par le biais d’un article de Batiactu, lui-même s’appuyant sur un article du Monde que je n’ai pu lire entièrement, n’étant pas abonné. Tous deux incriminant le chauffage au bois (au moins dans le titre pour Le Monde) sans distinction de mode de combustion, je suis allé m’informer auprès de l’organisme cité dans les écrits. Son communiqué de presse mentionne effectivement le chauffage au bois.

Cependant, pendant mes recherches je suis arrivé sur un article de Sciences et Avenir (accessible entièrement après avoir visionné une publicité), qui, citant votre organisme de recherche et vous-même, donne plus d’informations :

"Ce résultat conforte les actions des plans de protection de l’atmosphère (PPA) menés dans les 11régions françaises où les pics de pollution sont importants et qui tentent de réduire l’utilisation des cheminées à foyer ouvert, les poêles et inserts fermés réduisant les émissions d’un facteur 100."

Cela m’a incité à tenter de lire l’article de Nature (impossible sans abonnement) puis le communiqué de presse IRD sur le site de l’IGE, qui parle également simplement de "feux de bois". L’IGE étant me semble-t-il une référence sur la pollution atmosphérique et en particulier sur les fumées de chauffage au bois, il m’a paru judicieux de vous demander de m’éclairer sur la nocivité du chauffage au bois, quelque soit le type de foyer utilisé (ouvert ou fermé) ? D’autre part, je serai intéressé de connaître votre position sur l’usage fait des résultats que vous avez participé à obtenir pour tirer des conclusions pour le moins hâtives sur la nocivité de l’usage de la biomasse pour le chauffage.

Vous remerciant par avance de votre réponse, je vous prie, Madame de bien vouloir accepter mes salutations respectueuses"

Réponse de Madame Uzu :

"Bonjour,

Je vous remercie pour votre message. Malheureusement l’article du Monde, qui a été ensuite relayé dans Batiactu, nous porte préjudice quant aux déclarations à l’emporte pièce sur le chauffage au bois d’une épidémiologiste qui n’est pas co-auteure de l’étude. Ces propos n’engagent que cette personne et en aucun cas les auteurs de l’étude.

Je vous joins l’article Nature [1] où vous verrez que nos conclusions étaient beaucoup plus mesurées (sans par ailleurs rentrer dans les détails des politiques publiques). Nous avons justement fait des projections en 2030 à la fin de l’article sur le remplacement des appareils de chauffage peu performants qui permettraient de réduire d’un facteur 2 les émissions liés au chauffage au bois.

Une cheminée ouverte émet autant de particules que 30 à 100 (cela dépend des appareils et des étoiles accordées aux appareils) poêles à bois labellisés flamme verte et ces nouveaux poêles permettent de diminuer de façon notable les particules. Si ces solutions ne sont pas parfaites car il est évident que l’énergie la plus verte est celle que nous n’utilisons pas, elles sont pour le moment le meilleur levier que nous ayons sur les foyers ouverts (un levier qui donne un effet divisé par 30 est un très bon levier !!) en attente d’autres solutions encore plus vertes.

De la même façon, les centrales "collectives" au bois sont très surveillées et avec des émissions filtrées/contrôlées qui diminuent encore plus de façon drastique les particules que sur les chauffages individuels (mais ces dispositifs ne sont pas adaptables sur des poêles individuels car ils coûteraient plus cher que le poêle en lui même et ne fonctionnent bien qu’avec des énormes quantités de combustible).

Un association a aussi pointé l’interdiction du chauffage au gaz. Mais le bois énergie émet 26 g/kWh de CO2 contre 234/274 pour le gaz, 300 pour le fioul et jusqu’à 600 pour l’électricité et on sait tous que l’on doit diminuer drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre.

Finalement le bois a l’avantage d’émettre le moins de CO2 et les émissions de particules sont en train d’être résolues / contrôlées pour les poêles nouvelle génération, aussi, on ne peut pas dire que ce soit le plus mauvais élève des moyens de chauffage (mais c’est vrai qu’il faut bannir les cheminées ouvertes qui ont des rendements très faibles aux alentours de 15% pour des émissions très fortes aux alentours de 700mg/ m3 contre 25-30 mg/m3 pour les derniers poêles) Concernant la toxicologie , c’est plus le domaine de mes collègues, mais néanmoins la nocivité des émissions liées au chauffage sont connues depuis très longtemps. En toxicologie, on dit aussi que c’est la dose qui fait le poison et donc plus on diminue les émissions avec des technologies "propres", plus les choses iront dans le bon sens.

Bien cordialement

G.Uzu"

Notons que l’article initial de Batiactu n’est plus accessible en l’état, son titre a été modifié le 30 novembre (nouveau titre :"Chauffage au bois et émissions : il y a pollution “quand la combustion n’est pas bonne”"). Il a été augmenté d’une réponse du Syndicat français des chaudiéristes biomasse (SFCB), qui argumente sur la qualité des appareils de chauffage, les cheminées à foyer ouvert et les appareils datant d’avant les années 2000 dégageant davantage de particules fines que les nouveaux appareils (que ce soit à bûches, palets ou granulés). Il rappelle aussi les émissions bien moindres de CO2 de la combustion du bois que celles du fioul, du gaz et même du chauffage à l’électricité.

Le Monde et les recenseurs de ses écrits, ainsi que l’Institut Paul Scherrer ont-ils réagi aussi vite (et honnêtement) que Batiactu ?

P.S. : quant aux particules toxiques émanant des pneus des véhicules automobiles, elles semblent bien avoir un impact bien supérieur au chauffage au bois, mais c’est un autre combat...

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Agenda

  • Retour en force à Graulhet le 17 octobre 2020

     
    9 octobre 2020

    Plusieurs personnes n’ayant pu participer à la première "arésienne" à Graulhet le 19 septembre dernier, nous avons décidé de renouveler l’expérience samedi 17 octobre à partir de 9h30 (un peu plus tôt qu’annoncé sur l’affiche pour permettre de faire plusieurs petits groupes à la suite).
  • Assemblée générale 2020 : le 4 juillet !!!

     
    7 juin 2020

    L’assemblée générale 2020 se tiendra, comme d’habitude, à la Maison de l’Économie Solidaire à Ramonville (31520 ; 73 chemin de Mange pommes). Cette année, nous vous proposons plusieurs temps forts, faites votre programme ! N’oubliez pas vos masques, révisez vos gestes barrières, puis rejoignez-nous pour un moment agréable (nous nous chargeons du savon).
  • Assemblée générale 2020 : le 4 juillet !?

     
    12 mai 2020

    Initialement prévue le 18 avril, notre AG à due être reportée pour cause de confinement. En téléréunion le 25 avril, le Conseil d’Administration d’ARESO a décidé de tenter le coup le 4 juillet prochain à la Maison de l’Économie Solidaire à Ramonville.

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  • Lettre ouverte "Construction et stockage de carbone"

     
    25 octobre 2019

    Courrier du 28 juin 2019 des filières de matériaux terre crue et biosourcés et d’experts du bâtiment adressé à M. François de Rugy, Ministre d’État, Ministre de la Transition écologique et solidaire et à M. Julien Denormandie, Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement

    Objet : La poursuite des objectifs de la France en matière de décarbonatation de l’économie de la construction en 2050 impose de tenir compte dès la mise en route de la RE 2020 du stockage temporaire de carbone

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