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Présentation des techniques solaires thermiques (B. Thouvenin

Publié le 20 mars 2005, mise à jour le 21 mars 2012
par Luc Floissac

Bruno est ancien plombier/spécialiste solaire. Dans les années 80, il y a eu un fort engouement pour le solaire. Ceci s’est fait sans une démarche sur les matériaux ainsi qu’avec une volonté d’innovation en essayant d’industrialiser une approche environnementale. C’est globalement un relatif échec car la démarche "très bricolage" a souvent été le fait d’autodidactes voire d’industriels sans véritable souci de pérennité et de retour sur investissement. La dynamique des années 80 s’est fortement émoussée dans les années 90. Depuis 2000, cela repart du fait des aides gouvernementales (subventions diverses fort discutables) mais aussi d’une volonté des industriels de proposer des solutions techniques + performantes et sûres. Certains constructeurs (Giordano, Clipsol...) proposent d’ailleurs des évaluations du matériel après son installation afin de vérifier que cela continue à fonctionner.

Il y a 2 types d’installation solaire : a) Le solaire photovoltaïque qui permet de produire de l’électricité à partir de composants intégrés dans des panneaux solaires. Le prix de ces panneaux est en forte baisse mais reste tout de même important. A l’heure actuelle le coût de revient de l’électricité solaire est largement supérieur au prix EDF ce qui en limite le développement. On notera en outre que le bilan écologique de ces panneaux est encore assez mauvais car il faut produire de l’électricité pendant 7 ans pour récupérer l’énergie qui a été utilisée pour les fabriquer. b) Le solaire thermique qui est constitué de capteurs dans lesquels circule un fluide (antigel, eau...) qui permet de récupérer de la chaleur. Ces dispositifs sont subventionnés par l’ADEME ce qui n’a pas contribué à en faire baisser le prix (2 à 3000 € par installation) ! Le solaire thermique peut être utilisé pour :
- le chauffage de la maison avec une surface de capteurs importante (10 à 15% de la surface de bâtiment à chauffer).
- l’eau sanitaire (chauffe-eau solaire) à partir de capteurs de faible surface (1 à 2 m² par personne). L’eau chaude est stockée dans un ballon qui est couplé à une chaudière ou à une résistance électrique pour les jours sans soleil.

Le rendement hivernal des panneaux solaires est d’autant plus important qu’ils ont une pente forte (l’idéal est aux environs de 60 à 70°). L’intégration paysagère des panneaux est souvent discutable. Il est souvent préférable de les poser au sol afin d’en diminuer l’impact visuel ou de concevoir des bâtiments qui permettent de mieux les intégrer à l’architecture. Ceci peut être réalisé :
- en plaquant les panneaux au pied de la maison (voir la maison Charmeau par exemple).
- en ayant une charpente à forte pente (toiture à la Mansart, charpentes montagnardes...).
- en prenant soin d’utiliser les panneaux en lieu et place des tuiles (procédé Clipsol).

Entretien L’entretien des systèmes de chauffage solaire est souvent mal fait. Il est important de les faire réviser à intervalle régulier et d’en vérifier le fonctionnement (il suffit généralement de contrôler le témoin de pression du fluide du capteur au niveau de la chaufferie). On notera que les systèmes australiens dans lesquels le ballon d’eau chaude est placé à l’extérieur au sommet du capteur ne sont pas adaptés à des régions à hiver froid. Ils sont donc à proscrire dans nos régions.

Conception Dans le cas "classique" d’une installation avec capteurs et ballon séparé on préconise :
- de positionner le ballon aussi près que possible des capteurs (afin de limiter les pertes de charge),
- de positionner le ballon au-dessus des capteurs afin de profiter de l’effet de thermosiphon. Il est alors inutile d’avoir une pompe, la circulation se faisant naturellement.


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